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La nécessité de transmettre une information secrète a conduit l'homme à devoir concevoir des procédés permettant de 'cacher', de 'masquer', la teneur de cette information. Il lui faudra, pour ce faire, modifier la nature du message à protéger afin d'en changer sa signification et le rendre inintelligible à qui ne connait pas la méthode de transformation employée.
Au fil du temps ces procédés se sont améliorés pour devenir au siècle dernier une branche à part entière des mathématiques.
Quelques définitions doivent être données avant d'aller plus en avant dans la présentation de notre sujet.
La science de l'étude des méthodes de transformation s'appelle la CRYPTOGRAPHIE, du grec 'KRUPTOS', le secret et 'GRAPHÔ', l'écriture.
La science de l'analyse des messages ainsi transformés pour en retrouver la signification originale s'appelle la CRYPTANALYSE.
Le terme CRYPTOLOGIE - 'LOGOS' le savoir - est employé pour désigner ces deux sciences, la première étant pratiquée par le CRYPTOGRAPHE, la seconde par le CRYPTANALYSTE.
L'opération permettant de masquer la teneur d'un message s'appelle, soit CODAGE, soit CHIFFREMENT. L'opération inverse permettant de révéler le message est le DECODAGE, ou le DECHIFFREMENT.
On parlera de CODAGE, et de DECODAGE, quand la mise en oeuvre de la transformation ne nécessitera pas d'autres moyens que la connaissance de la méthode devant être appliquée.
Les termes CHIFFREMENT, et DECHIFFREMENT, seront utilisés quand la transformation nécessitera, outre la connaissance de la méthode, celle d'un secret partagé entre les deux correspondants.
Ce secret prend le nom de CLEF en référence à l'objet permettant d'ouvrir, ou de fermer, une serrure. Il doit être choisi de manière à ne pas pouvoir être deviné, faute de quoi quiconque en sa possession pourra déchiffrer un message.
Le secret idéal sera ALEATOIRE, c'est-à-dire généré en tirant au hasard une séquence de lettres, ou de chiffres. Nous reviendrons sur cette caractéristique dans le volet consacré aux machines de chiffrement.